15 juillet 2008

Aucun doute : cette recette de “pesto rosso” a le goût de l’été.
Aaaaaah, l’été, l’été, l’été.
Ses cigales, sa mer turquoise, son odeur d’ambre solaire, sa torpeur rêveuse, ses barbecues arrosés et… ses grands rackets tolérés, ses journées cauchemardesques enrobées de tulle, ses “today is the day” des couples qui s’emmerdent (et des parents qui s’endettent) : je parle bien sûr des mariages conventionnels prout-prout. L’enfer pavé de mauvaises intentions. Vous êtes convié à l’une, voire à plusieurs de ces grandes représentations durant les semaines qui viennent ? Petit guide de survie à l’attention des invités aux pièces montées* de l’été :
• Piège n° 1 : trouver une tenue ad hoc. Les règles sont connues : les couleurs claires, c’est interdit parce que la mariée, c’est le plus beau jour de sa vie (la pauvre) ; les couleurs noires, c’est hors de question parce que “tout de même, Germaine, ce n’est pas une journée de deuil !” (ah bon ?). Si vous êtes un homme, ne vous croyez pas tiré d’affaire : vous ricanerez moins quand, au bout de vingt minutes dans la salle communale prévue pour 50 personnes (vous êtes 150), vous vous retrouverez haletant et transpirant à cause de votre chemise à manches longues, de votre veste de costume et de votre zizi de gorge.
La solution : Allez-y en tenue hawaïenne – jupe à franges en plastique et soutif en coquillage pour les femmes, caleçon à fleurs pour les hommes, tongs pour les deux sexes (”Oh mon dieu, vous n’aviez pas dit que c’était une soirée déguisée ?!”).
Lire la suite et voir la recette »
Posté par anaik, catégorie Entrées et mises en bouche, Recettes au fromage | Commentaires [ouh la, au moins deux] | Tous droits réservés "Le confit c'est pas gras". Tout contrevenant s'expose à des peines allant de trois boîtes d'asperges en conserves à huit fiches de lecture sur l'œuvre de Pierre Bourdieu.
2 juillet 2008

Je suis en pleine phase d’exploration bio-bio, comme l’attestent cette recette snobissime et mes récentes expériences aux huiles essentielles. Or, si biologique n’est pas nécessairement synonyme d’écologique, je suis heureuse de prouver que malgré mon goût instinctif pour l’inavouable, je suis foncièrement et naturellement josébovesque dans l’âme : “le député Vert François de Rugy a demandé de revenir sur l’obligation de porter une cravate dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pendant l’été, pour réduire la facture de climatisation du Palais-Bourbon et lutter contre l’effet de serre.” (clic).
Et voilà. Quand je disais que j’étais pour l’interdiction des zizis de gorge, certains prenaient cela pour de la polissonnerie de mauvais goût. Vous avez la preuve, aujourd’hui, qu’il s’agissait au contraire de civisme moralisant et parfaitement écolo (de militantisme environnemental au centre du dispositif d’engagement citoyen, diraient les bien-pensants, bien-ronflants).
Je profite également de l’inhabituelle vague d’austérité qui déferle sur mon blog pour vous signaler que la chasse aux guys est enfin ouverte : cette activité éminemment sportive sera, à mon avis, le hit de l’été.
“GUY = n. m. – 2008 ; pl. guys ; eng. plumber’s ass - plumber’s crack. 1♦ Haut du sillon inter-fessier (communément connu sous le nom trivial mais néanmoins évocateur de “raie des fesses”). 2♦ Petit détail fort élégant qui apparaît subrepticement, accompagné d’un string (guy luxe) ou pas, quand le(la) porteur(se) d’un pantalon taille basse se baisse ou s’accroupit.” (copyright www.gareatonguy.com)
Lire la suite et voir la recette »
Tags: algues, beluga, dulse, Gare à ton guy, guy, lentilles, lentilles noires, lentillesotto, poutargue, risotto
Posté par anaik, catégorie Légumes et accompagnements, Tendance bo-bio | Commentaires [ouh la, au moins deux] | Tous droits réservés "Le confit c'est pas gras". Tout contrevenant s'expose à des peines allant de trois boîtes d'asperges en conserves à huit fiches de lecture sur l'œuvre de Pierre Bourdieu.
21 juin 2008
La saison des petits artichauts violets de Provence a commencé et j’en ai trouvé, chez mon maraîcher, à un prix défiant toute concurrence. Après en avoir croqué quelques-uns tout crus comme quand j’étais petite, avec de l’huile d’olive et du sel (artichauts de Proust – voire même artichauts de prout si l’on s’en tient aux effets secondaires de ce légume au demeurant exquis), j’ai fait un test façon “antipasti” : des petits cœurs marinés à l’huile d’olive et aux aromates, délicieusement tendres et parfumés.
Cette recette aux accents italiens m’a semblé idéale pour participer au jeu organisé par Gracianne et Estèbe, “Du groove dans la marmite“. Je vous rappelle en effet qu’il s’agissait de cuisiner en musique (n’y voyez aucune allusion aux artichauts de prout sus-cités) en vue de la fête du 21 juin.
Ce défi original ne m’a pas paru difficile car je cuisine tout le temps en compagnie d’un verre de pinard et d’un morceau de zique. Le véritable problème, ça a été pour le choix de la chanson. En effet, en raison de ma culture musicale très pointue, j’ai longuement hésité entre Eros Ramazzoti (que j’imite fort bien), Dalida et Andrea Bocelli. J’ai finalement choisi un grand moment de la chanson des années quatre-vingt que vous saurez apprécier, je l’espère, à sa juste valeur (ainsi que la chorégraphie)* :
Lire la suite et voir la recette »
Tags: antipasti, artichaut, artichauts marinés, carciofi sott'olio, huile d'olive
Posté par anaik, catégorie Cuisines d'ailleurs, Entrées et mises en bouche, Légumes et accompagnements | Commentaires [ouh la, au moins deux] | Tous droits réservés "Le confit c'est pas gras". Tout contrevenant s'expose à des peines allant de trois boîtes d'asperges en conserves à huit fiches de lecture sur l'œuvre de Pierre Bourdieu.
18 juin 2008

La semaine dernière, Jean-Luc Petitrenaud était invité, avec sa fille, dans une émission de Mireille Dumas. Plusieurs personnes m’ont parlé avec enthousiasme de sa prestation, si bien que j’ai essayé d’en retrouver les extraits, hélas sans succès. C’est dommage, car j’ai toujours adoré les “escapades gourmandes” de ce chroniqueur hors normes. Origines bigourdanes obligent, je me souviens particulièrement d’un voyage pyrénéen durant lequel il dégustait, avec une joie débordante, des œufs à la ventrèche préparés à la cheminée dans une auberge du col de Hautacam. Un peu plus tôt, il avait rencontré le chef du restaurant “Le Viscos”, à Saint-Savin.
Pourquoi ces exemples ? Parce qu’ils représentent exactement la cuisine telle que je la conçois : joyeuse, curieuse, éclectique, un peu dingo sur les bords et, surtout, jamais pontifiante. Les véritables gourmands, ceux qui aiment le plaisir et non le décorum, savent bien que loin de s’opposer, toutes les cuisines peuvent (doivent ?) se nourrir les unes des autres. Cuisine étoilée et cuisine des familles. Restaurant de palace et brasserie populaire. Ris de veau truffé et pied de porc pané. Pastilla et pizza. C’est la “connaissance jubilatoire” dont parle si bien Thierry Fabre, le “gai savoir” qui doit être raisonné mais qui s’accommode terriblement mal de fermeture et de certitudes (sauf une, bien entendu : les asperges et les épinards en conserve devraient être interdits par la loi et passibles de prison ferme, tout comme le fard à paupières mauve et les pantacourts, ne plaisantons pas avec ces choses-là).
Lire la suite et voir la recette »
Tags: aubergine, caviar d'aubergines, cumin, recette légère, recette rapide, ricotta
Posté par anaik, catégorie Cuisines d'ailleurs, Légumes et accompagnements, Recettes au fromage, Sauces et tartinades, Ustensiles et fournisseurs | Commentaires [ouh la, au moins deux] | Tous droits réservés "Le confit c'est pas gras". Tout contrevenant s'expose à des peines allant de trois boîtes d'asperges en conserves à huit fiches de lecture sur l'œuvre de Pierre Bourdieu.
17 juin 2008
Il y a trois ou quatre ans, le bio, ça me faisait doucement rigoler. Je considérais les acharnés du “100 % naturel” comme des nostalgiques de Woodstock à raie au milieu, peu portés sur l’épilation des aisselles et politiquement opposés à l’utilisation de déodorant. Un peu des mormons version sarouel-patchouli, quoi.
Je vous autorise à me jeter des cailloux.
Ou à reconnaître que quand même, des fois, j’avais un peu raison.
Puis les magasins bios ont explosé ; leurs rayons se sont enrichis de centaines de produits et de gammes inconnus jusqu’alors ; l’über-lookée Gwyneth Paltrow s’est mise à se nourrir exclusivement de graines germées et a appelé ses enfants Quinoa Paltrow et Chou-de-Bruxelles Paltrow (ou un truc comme ça en tout cas) ; j’ai découvert et adoré le blog de Clea, qui détient l’immense mérite de faire découvrir une cuisine différente sans jamais se comporter en donneuse de leçons. Sans doute suis-je également devenue moins bête : je honnis les œillères en cuisine, il fallait bien que je me débarrasse des miennes. J’ai donc commencé, timidement, à arpenter les rayons des magasins spécialisés de ma région et à remplir mon chariot d’ingrédients plus bizarres les uns que les autres.
Lire la suite et voir la recette »
Tags: basilic, citron, huile aromatisée, huile d'olive, huile parfumée, huiles essentielles
Posté par anaik, catégorie Lectures gourmandes, Sauces et tartinades, Tendance bo-bio, Ustensiles et fournisseurs | Commentaires [ouh la, au moins deux] | Tous droits réservés "Le confit c'est pas gras". Tout contrevenant s'expose à des peines allant de trois boîtes d'asperges en conserves à huit fiches de lecture sur l'œuvre de Pierre Bourdieu.
12 juin 2008
Finale de la Nouvelle Star, 11 juin 2008.
• Brad est déçu. Après Lio en décolleté plongeant, Lio en soutif et Lio en guêpière sans rien en bas, il espérait que celle-ci viendrait à découvert pour la finale. Loupé. Y’a un bustier.
• Lio dit à Benjamin : “la soul, c’est avoir de l’âme”. Philippe Manoeuvre, séduit par l’intelligence de la formule, affirme un peu plus tard à propos d’Amandine : “elle a mis sa soul, elle a mis son âme”. C’est sympa, aussi, la nouvelle mission “Service Public Langues Vivantes” de M6.
• Pendant le premier duo, Amandine s’allonge par terre et fait des ciseaux avec ses jambes. Ça m’énerve, ces gens obsédés par l’aérobic et par leur apparence physique ! Heureusement, dans les blogs de cuisine, on apporte un peu de profondeur et d’épaisseur au quotidien.
• Quand j’entends Amandine chanter Aretha Franklin, je me dis que le rhythm and blues, c’est avoir du rythme. Et du blues.
Lire la suite et voir la recette »
Tags: dessert, fruits rouges, gâteau, rhubarbe
Posté par anaik, catégorie Desserts et sucreries | Commentaires [ouh la, au moins deux] | Tous droits réservés "Le confit c'est pas gras". Tout contrevenant s'expose à des peines allant de trois boîtes d'asperges en conserves à huit fiches de lecture sur l'œuvre de Pierre Bourdieu.